mardi 14 avril 2009
samedi 14 mars 2009
ZOUBLIEZ PAS LE SERVICE, SIOUPLAIT...
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Libellés : c'est vrai ça, non mais..., ouais
vendredi 13 février 2009
Coup de Mou!
Fans ultimes et stalkers malsains, je continue platitudes, couillonnades et fulgurances ( ?) sur chupacabra et pop-rock mais aussi dans Trax, Night Code, Zone 02 (hé ouais, le coup de l’éternel retour !!!) et peut-être même bientôt Standard ! Sèche tes larmes, Elliott, E.T. reviendra...
vendredi 16 janvier 2009
LA PENSEE ET LES NERDS
Tout commence ici, un article écrit par quelqu’un que je connais un peu et qui loin de me hérisser le poil parce que j’y suis critiqué m’a plutôt amené à réfléchir à certaines questions. S’est donc engagé un dialogue avec ce fameux Vincent - ex-Zabladowski, actuel Psychotonique. Dialogue pas mal mais est bien venu un moment où tout le monde semble s’être quelque peu perdu sur le chemin des idées… Un peu de remise en forme et un zappage de digressions plus tard, voici un dialogue générationnel peut-être même pas si couillon que ça…Vincent : On fait partie d’une génération qui pendant presque 30 ans a partagé les mêmes références. On a usé nos doigts en parcourant les bacs à CD ou vinyles des mêmes disquaires ou des mêmes médiathèques. La presse sur laquelle on se basait a sans cesse tissé des liens entre artistes passés, présents et à venir. Les festivals se sont reposés pendant presque deux dizaines d’années les mêmes têtes d’affiche. Ces dernières années ont changé la donne. Je serais curieux de connaître le pourcentage de jeunes de 15-20 qui se donne encore la peine de se rendre dans un disquaire ou une médiathèque. Je crois ne pas trop me tromper en disant que la presse telle qu'on la connaît est occupée à galérer pour trouver la formule susceptible de rajeunir son audience. Sur Internet, quand ils ne jettent pas l’éponge eux-mêmes, les webzines « première génération » peinent à se montrer plus intéressant que l'association MySpace, YouTube, Facebook et Last.fm. Enfin, depuis que les festivals doivent se tourner vers des Kaiser Chief, Keane, Bloc Party et autre Franz Ferdinand pour avoir des têtes d’affiche potentielles, il faut bien avouer qu’il va commencer à être difficile de faire comprendre qu'il y avait une vie avant le 21ème siècle.
Serge : Ce switch générationnel, j’ai l’impression qu’il se ressent encore plus fort dans l’electro, la house et la techno que dans la pop et le rock. Certains trouveront à pinailler mais ce qu'on a appelé la house-nation dans les années 80-90 a été l'un des derniers véritables mouvements alternatifs. L'acid-house, l'ectasy, la démocratisation des instruments, les mini labels, l'avènement du DJ, c'était plutôt révolutionnaire et sinon parfois un peu de disco, ces mecs n'avaient rien sur quoi se baser. La nouvelle génération, elle, se base sur Daft Punk, qui marque surtout la fin d'une utopie, l'entrée de la house chez les majors et l'avènement des DJ superstars. Daft Punk, c'est ce qui a transformé la house en pop. Et la pop, l'idée même de pop, la plupart des anciens de la house étaient contre, sauf s’ils estimaient avoir à y gagner. Aujourd’hui pourtant, Daft Punk, c’est les Beatles, le référent. Tout ce qu'il y a avant, ce sont les obscurs bluesmen oubliés de Greil Marcus et Nick Toshes.
Vincent : Si notre génération a dû s'éduquer avec la presse écrite, les fanzines et la radio, c’est en partie parce qu’on n’avait pas d’autres alternatives. Je ne suis pas sûr que si MTV n’avait programmé que des émissions comme les 120 minutes (période Paul King), j’aurais autant lu Les Inrockuptibles et consorts. L’ère YouTube, MySpace et Cie offre une alternative très sexy et diablement efficace. Qui plus est, au risque de me répéter, je reste convaincu qu’il y a une grosse différence entre aujourd’hui et ce qu’on a connu. Si des références comme Bauhaus et Velvet Underground ne nous disaient également rien à 13 ans, on avait déjà croisé leurs pochettes en fouillant dans les bacs « B » et « V » de notre disquaire préféré. On pouvait donc au moins associer un visuel et un genre à ces noms. En plus, c'est vite oublié que toutes ces références cultes qu'on était censé ne pas connaître étaient encore en activité alors. J'ai discuté un jour avec un de ces témoins de Jéhovah qui font du porte-à-porte. Il m'a prédit que la fin de monde aura lieu lorsque le dernier survivant de la Première Guerre aura disparu. Si l'on suit cette logique, je prédis que la fin de notre génération musicale sera effective quand Iggy Pop et Sonic Youth auront définitivement raccroché :-D
Serge: Le truc avec les médias, ce n'est pas de t'adresser à une nouvelle génération. Le truc, c'est comment pratiquer la transmission d'information (et en vivre) quand l'idée même d'information est en totale mutation ! Pour la politique, les guerres… clair qu'on a encore besoin de journalistes, de relais. Mais pour la culture ? Que la plupart des gazettes fassent du publi-reportage déguisé, c'est déplorable, mais c'est la seule façon d'en vivre. La transmission de cultures peut se passer de critiques. C'est horrible pour moi, parce qu'autant me recycler directement au rayon boucherie. Mais est-ce horrible de penser par soi-même ? J'irais même plus loin : n'est-ce pas l'aboutissement logique de l'idéologie Do It Yourself ? L'image du jeune ne connaissant que sa clé USB est un cliché. Remplace USB par MTV en tu te rends compte que rien n'est neuf. A côté de ça, t'en a plein qui savent mieux qui est Fad Gadget que moi parce que pour dégotter la collection complète, il m'a fallu 5 ans tellement c'était mal distribué en Belgique alors qu'un ket, il lui faut 5 minutes sur megaupload. Après, d'accord : pour moi, ça a signifié des choses là où lui se contente de consommer. Mais si moi je rattache Fad Gadget à Depeche Mode et Cabaret Voltaire, le gamin va le voir avec ses yeux et contextualiser Fad Gadget de façon éventuellement inédite, en le rattachant à des choses que tu n'imaginerais jamais par toi-même. C'est passionnant. Le trip Marc Ysaye, c'est justement de décréter que Fad Gadget, non, ça s'écoute après Depeche Mode. Le gamin qui va mashuper Fad Gadget à Justice, je suis bien forcé d'admettre que ça ne va pas me plaire. D'un autre côté, c'est vachement plus sain que mon éventuel intégrisme couillon.
Vincent : C’est clair que c’est réducteur de limiter la mémoire musicale d’un jeune à la capacité de sa clé USB. C’est évident qu’il y doit y avoir actuellement une flopée de kets qui ont du Fad Gadget sur leur disque dur parce qu’un de leurs amis avait cela dans sa collection, mais qu’en sera-t-il dans 5 ou 10 ans ? Est-ce qu’il y aura toujours quelqu'un qui permettra de découvrir Fad Gadget par accident en le partageant sur un réseau P2P préféré ? Oui, si les disques durs sur lesquels il est partagé ou les personnes qui les partagent ne décident pas de rendre l’âme entretemps. Le problème existe déjà actuellement. Tous ceux qui téléchargent des séries télévisées sur Internet savent très bien que cela peut être laborieux de trouver certaines saisons précédentes qui étaient pourtant facilement trouvables quelques mois plus tôt. Alors, dans ce cas spécifique, ce ne sera pas un problème parce qu’il y aura encore une bonne dizaine d’années avant que le DVD et ses successeurs soient supplémentés par le téléchargement. Par contre, en matière de musique, je ne parierai plus longtemps sur la vie du CD. Donc, qui va veiller à ce que le patrimoine musical de l’humanité soit toujours disponible sur Internet quand la majorité des gens aura remplacé sa collection de CD par un iPod dont la durée de vie moyenne est inférieure à 5 ans ? Apple ? Microsoft ? Google ? Dans tous les cas, la ligne éditoriale risque d’être assez biaisée. De toute façon, pour peu que cette hypothétique bibliothèque musicale virtuelle voie le jour, faudrait-il encore qu’il y ait des médias qui trouvent un intérêt commercial à jouer les archéologues…
Serge: Quand le vynile est passé au CD, des pans entiers de l'histoire de l'electro ont disparu. Or , devine quoi, ils sont réapparus avec le donwload. Et c'est comme ça pour bien d'autres genres, dont des podcasts qui calent des vieux 78 tours de blues des années 40 ou que sais-je encore… Tu évoques la possibilité de bibliothèque musicale virtuelle, de médias commerciaux archéologues… Même si la technique ne suit pas encore, on a pas besoin de ça. Les blogs s'en chargent et s'en chargeront sans doute mieux encore quand changeront les lois sur le copyright et la diffusion. En matière d'acid-house ou de catalogue Ennio Morricone, je n'ai jamais trouvé autant sur le net que dans une médiathèque. Et vu l'évolution du truc, ça ne peut aller qu'en s'améliorant. Le tout, c'est que ça ne sera sans doute pas centralisé et qu'il faudra passe via Google ou son remplaçant. Mais si t'as accès à une mémoire et un archivage global et multiple, où est l'intérêt d'une centralisation ? Le traces physiques disparaissent mais les traces virtuelles sont au mieux multi-copiées. C'est quelque part plus rassurant, non ?
Vincent : Cela me fait donc doucement rire tous ceux qui pensent que le switch qu’on est occupé à connaître est similaire aux précédentes révolutions qu’a connues le business musical. Il n’y a rien de comparable. On n’a jamais connu un changement qui a impliqué la disparation pure et simple des traces physiques de notre passé musical. Dans dix/quinze ans, ils seront déjà peu nombreux les enfants qui pourront faire une partie de leur éveil musical en parcourant simplement la collection de vinyles et CD de leurs parents. Ils ne pourront même pas se rattraper sur les CD-R et les DVD-R que leurs parents avaient précieusement conservés, car ils seront tous devenus illisibles. Alors, cela peut sonner comme un scénario catastrophe. Malheureusement, tant que le marché continuera à remplacer tout par du virtuel qu’on sauvegarde sur des supports enregistrables à la durée de vie limitée, on se dirige inéluctablement vers quelque chose du genre. De toute façon, ça, ce n’est encore rien. Dans ce scénario, il y a aussi le jour où Google sera ébranlé par un scandale financier sans précédent avec pour conséquence immédiate que notre patrimoine musical disparaitra avec lui. Quand tu sais que déjà 10% des serveurs Internet appartiendrait à Google, tu te rends compte que la décentralisation va être à moyen terme très relative. Déjà aujourd'hui, cette archive décentralisée est en fait centralisé sur Blogspot, Youtube (tout deux appartenant à Google), MySpace (appartenant à Rupert Murdoch), Flickr (appartenant à Yahoo), Facebook et Last.fm. Ces deux derniers, on ne sait pas pendant combien de temps ils seront une puissance indépendante. Les autres doivent être pour la plupart hébergés sur des services alternatifs dont la pérennité est toute relative. Mieux la dernière tendance veut qu'il repose en fait sur des services délivrés par Amazon (S3 ou E2) , Google (Google Apps) ou Microsoft (Azure). Ne parlons même pas des rares motivés comme nous qui louons leurs propres noms de domaine et hébergements. Ceux-là disparaissent généralement en même temps que leurs cartes de crédit expirent.
Alors à quoi pourra bien ressembler cet internet-là ? Pour faire plus court, je vais limiter ma théorie à la musique!
Les sites de téléchargement légaux vont supplanter le téléchargement illégal. Lorsque les majors auront tiré une croix sur le support physique, il n'y aura plus de raisons que le prix d'un téléchargement légal soit aussi prohibitif.Lorsque le prix d'un album avoisinera les 2 ou 3 euros que l'on pourra régler au moyen d'un simple SMS ou d'un abonnement « Unlimited », les internautes vont vite adorer le confort que procure l'utilisation de plateforme de téléchargement légal. Le prix de plateforme comme iTunes est si élevé actuellement parce que les maisons de disques ne veulent pas que le consommateur ne trouve plus aucun intérêt financier à acheter des CD ou des vinyles. Je ne pense pas que ces derniers vont réellement disparaître. Ce sera juste des produits de merchandising réservés aux fans. Je ne crois pas non plus que tous les disquaires vont disparaitre. Ils se seront juste spécialisés en merchandising (la Fnac est déjà occupée à le faire) et disposerons de bornes de téléchargement simplifiées destinées au consommateur allergique à Internet. Les acteurs principaux comme YouTube, MySpace, Facebook, Last.fm vont rester debout, car ils resteront vraiment un espace publicitaire incontournable pour des annonceurs comme une maison de disques. Les médias musicaux online qui survivront sont ceux qui draineront vraiment un nombre suffisant de visiteurs achetant des albums via leurs sites. Déjà, aujourd'hui, il faut savoir que n'importe quel site peut s'affilier à une plateforme de téléchargement légal et recevoir une commission s'il génère une vente sur le site. Le hic, c'est que vu qu'il n'y a pas beaucoup d'adeptes du téléchargement légal actuellement, ce n’est pas très viable comme sources de revenus. Par contre, je prédis la fin de la plupart des plateformes de blog ou des petits concurrents de YouTube, Last.fm qui n'arriveront plus à attirer la catégorie d'annonceurs dépensant encore de l'argent sur Internet. De toute façon, l'internaute passera tellement de temps sur YouTube, MySpace, Facebook et Cie qu'il aura plus le temps de passer une seule seconde sur les blogs. Je ne me fais pas de soucis pour Google. Sauf scandale financier sans précédent, il est tellement occupé à miser sur d'autres sources de revenus que la publicité (systèmes embarqués pour GSM, produits visant les grosses entreprises) qu'il pourra voir venir sans trop stresser. Qui plus est, ses produits phares comme son moteur de recherche, sa messagerie et ses sites de cartographie lui permettront de garder des espaces publicitaires intéressant les annonceurs. Par contre, pas sûr qu'il trouve un intérêt à conserver un service comme Blogger. Bref, pour moi, l'internet de demain, ce ne sera plus que celui de gros acteurs qui auront un réel contrôle sur l'information.de lobbyistes qui mettent de leurs poches pour créer des structures alternatives et des acteurs pirates qui puisent leurs revenus publicitaires dans ce filon inusable que sont la pornographie et les casinos en ligne, mais ce sera un phénomène tellement mineur que rien ne pourra aller à l'encontre de ce que le marché aura décidé de vendre au consommateur.
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Libellés : FULGURANCES?
mercredi 7 janvier 2009
YOU! I WANNA TAKE YOU TO A GAY BAR!
You! I wanna take you to a gay bar, I wanna take you to a gay bar, I wanna take you to a gay bar, gay bar, gay bar. Let's start a war, start a nuclear war, At the gay bar, gay bar, gay bar. Wow! Cette bête chanson des Electric Six, on va essayer de ne pas la faire mentir, ce samedi 10 janvier, au Barrio, place de la Chapelle, 1000 Bruxelles. Soirée Bitchy Butch avec aux platines Michel-Ange, Sergent Kabuki et mézigue Palmer.
Bitchy Butch : Du rock indie et de la pop moderne, des vidéos sensuelles et urbaines, du romantisme, du trash décadent et de l’ivresse, de la bière, des baisers, des baisers et encore des baisers ; Bitchy Butch est une fête bruxelloise, pédégouine, alternative et conviviale qui sévit tous les mois pour le plus grand bonheur des jolis garçons rock et des jolies filles pop ainsi que des vieux pochards qui écrivent sur Chupacabra...
MON CUL SUR UNE CHAISE DEVANT UN NEON
1. CHUPACABRA
Je suis désormais en possession de près de 80% de la matière nécessaire à remplir le magazine annoncé. Il me faut encore la corriger, écrire certains textes, commander des bandes dessinées et des illustrations. Après, il s’agira de mettre en page. Une sortie en février, sans doute vers le milieu ou la fin du mois, reste à l’ordre du jour. Sur PDF payant, accessible via paypal, cartes de crédits, etc… Ce numéro, à la fois zéro et uno, sera ensuite présenté aux publicitaires et il n’est pas exclu que le 2 paraisse plus tard sur papier. Bref, c’est une affaire qui tourne, mûrit tranquillement, modestement. La fréquentation du blog n’est pas des plus spectaculaires mais rencontre déjà un certain public, apparemment convaincu et curieux. Ce qui est le principal.
2. POP-ROCK.COM
Une semaine après la reprise, il est bien sûr trop tôt pour en dire quoi que ce soit, sinon que toute proposition de collaboration reste la bienvenue. La transition est douce, l’opposition vocifère mais comme Van Rompuy et Sarkozy, moi, je ne demande qu’à être jugé sur résultats et non préjugés, mouhaha !
3. CE BLOG
Comme on s’en doute, il sera un poil moins mis à jour dans les semaines qui viennent, les deux autres trucs étant tout de même assez bien chronophages. Il n'est toutefois pas encore question qu'il s'arrête.
4. ROCK BELGE
Une synergie néo-pop rock/chupacabra est à l’étude afin de publier quelques chose sur le rock belge vu d’une façon nettement moins partisane que ce qu’on a pu en lire sur les blogs et ce qu’on lit encore comme foutaises dans les médias. Il ne s'agirait pas de ressasser de vieilles lubies mais de présenter les choses tout à fait différemment de ce qui se fait habituellement : parler des vrais vendeurs, de ceux qui s'exportent réellement, de ceux qui en vivent sans aides de l'état, etc... Bref, de faire acte d'information plutôt que de propagande! Ca me permettra aussi de recaser mes papiers déjà écrits à l’origine prévus pour mon bouquin sur l’electro local, plus vraiment à l’ordre du jour, celui-là, HAHAHA !
5. SERGE, TRAVAILLES POUR DES SOUS AU LIEU DE BULLER…
Un article sur les Subs est prévu dans le Trax de février (ou mars ? pas bien capté) ainsi que visiblement une participation à un dossier sur l’acid écrit à plusieurs. Il y a d’autres choses aussi qui se discutent avec d'autres éditeurs mais il est trop tôt pour en parler. La relance? Oui, mais tranquillou!
vendredi 26 décembre 2008
CONVERSATIONS DE REVEILLONS
Quand j’étais gamin, j’étais souvent consterné par les conversations d’adultes autour des tablées festives de fins d’année. Je n’avais pas encore compris que l’alcool jouait beaucoup dans les délires et exagérations des uns et des autres et je n’étais pas encore non plus tombé amoureux des fulgurances, platitudes et autres couillonnades théoriques ou philosophiques construites entre les huîtres et la bûche. Cette année, maintenant que je suis vieux, j’ai quoi qu'il en soit moi-même tapé très fort : 1. La politique
Je n’irai pas voter en juin et je veux bien voir qu’on me colle une amende, tiens. Je fais un ramdam de tous les diables, sur le net, dans les journaux. Je crée un parti abstentionniste, tiens ! Ils sont tous là comme des gosses à attendre leur gros gâteau de juin 2009 et bien, moi je dis que le mieux à faire dans ce cas-là, c’est d’exploser la boulangerie. Hop, pas de gâteau, plus de gâteau pour personne : PUNIS! Abstention record, la crise politique s’étend à tous les niveaux, les cadres de partis sont désavoués, c’est la grande lessive. Ce ne serait que justice, merde.
De plus en plus souvent, le héros flic est une ordure. Ou du moins un mec qui ne s’inquiète pas trop de savoir ce qui est légal ou non quand il s’agit de mener à bien son propre agenda. Dans American Gangster, Russell Crowe cogne durement un chauffeur de taxi qui refuse de lui laisser réquisitionner son véhicule. Le film laisse sous-entendre que c’est un comportement assez limite mais tout de même acceptable, vu que le flic fait ça pour coincer un dealer assassin. On voit ses supérieurs en rire, le couvrir, juste déplorer qu’il ait pu faire ça en dehors de sa juridiction. Le film est basé sur une histoire vraie. French Connection aussi était basé sur une histoire vraie et dans French Connection, le héros tue un malfrat en fuite d’une balle dans le dos. Il existe des milliers d’autres exemples. Les gens sont toujours là à pleurnicher quand Tarantino déconne gore ou que des gosses zigouillent 45.000 zombies dans un jeu vidéo. On agite des études sur l’influence que ça peut avoir sur la société, sur les jeunes. Mais a-t-on jamais étudié l’influence des polars ambigus sur le comportement quotidien des flics ? Il y en a combien par commissariats qui se prennent pour Charles Bronson, Dirty Harry ou Vic Mackey ? La baffe ou le bottin en travers de ta gueule, c’est l’effet secondaire du stress d’un travail éprouvant mêlé à un sentiment d’impunité et de dégoût de valeurs en perdition ou plus simplement un tocard qui chaque fois qu’Hollywood lui montre une sorte de gestapiste au cœur pur lâche deux gouttes de purée au fond de son slip ?
C’est quand même vachement devenu la Roumanie, ici, non ? Des magasins avec des fringues horribles, des vendeurs de pittas partout, faut aussi se lever tôt pour dégotter un cocktail bar un peu convenable. Dans n’importe quel bar de Paris mais même de Liège ou Anvers, t’as des trucs délicieux à t’enfiler. Ici, t’as le choix entre de la bière, de la bière et de la bière. Ou des saloperies de vodka et de cognacs qui goûtent l’ammoniac et coûtent le prix du baril. Je ne dis pas qu’il n’existe pas ou plus de bonnes adresses. Mais la qualité « standard » a vachement baissé par rapport à un passé même récent, c’est clair. Pour ne pas claquer son fric dans de la merde, il faut désormais fureter et faire beaucoup de kilomètres alors que dans beaucoup d’autres villes, y compris en Belgique, ce n’est pas le cas : même le truc un peu pourri reste convenable. Pire que Bruxelles, je ne vois que de ce que je connais du monde que l’Angleterre, en fait…
Le chauffeur : Alors, les fêtes ? En famille à Noël, avec les copains pour le Nouvel An ?
Moi : Nouvel an, je ne sors plus. Ce ne sont que des fêtes débiles et puis chaque année dans le centre, c’est l’émeute…
Hahaha, ouais, c’est vrai !
L’an dernier, on est passé en taxi vers 3 heures du mat’, ça ressemblait vraiment à un film de zombies. Il y avait même des trucs qui brûlaient… Il y a quelques années, on était aussi tombés en pleine charge de flics, en sortant d’un bar. Ils barraient la route aux taxis, pas moyen de dégager et on s’est presque ramassés des matraques sur la tronche alors que l’on voulait juste rentrer chez nous !
Ouais, les flics, il y en a quand même des bien bizarres, hein…
On parlait justement de ça à table, oui. On dit toujours que le films influencent les voyous, on se demande quand même comment les flics échapperaient à l’envie de faire de leur Russell Crowe ?
Ouais, c’est vrai que le cinéma et la télévision leur donnent mauvais exemple. C’est quoi encore ce truc avec un type qui travaille pour la police et fait toutes sortes de saloperies ?
The Shield ?
Non, non, l'autre… DEXTER !!!
Dexter ?
Dexter, oui ! Un flic, il voit ça, il faut pas s’étonner après !
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Libellés : FULGURANCES
lundi 22 décembre 2008
BITE IT
On n’a pas l’air nombreux dans les parages de ce blog à avoir apprécié la série HBO de l’année, à savoir True Blood. Je le dis néanmoins sans honte : c’est mon cas. Non que les aventures romantico-surnaturelles de Sookie Stackhouse relèvent du chef d’œuvre mais tout simplement parce que c’est selon moi du bon pop-corn, même s’il y a du graillon dans le pot.Sur les vampires, il reste bien des choses à inventer, des scénarios originaux à écrire. Il y en a un peu marre du personnage de nosferat damné et nostalgique, de tout l’attirail gothique concon. Les écrivains, les scénaristes, ils feraient mieux de se poser les bonnes questions plutôt que de continuellement décalquer Bram Stocker ou Anne Rice : qu’est-ce qui passe vraiment par la tête d’un zygoto immortel ? Quel serait son rapport aux idées de survie après la mort, la tentation d’explorer ce possible au-delà ? Quand on a la vie éternelle, comment faire pour qu’elle ne soit pas monotone ?
Alan Ball aurait pu l’écrire, ça. Tout le monde s’attendait à ce qu’il le fasse, on a trop fantasmé une relecture complète du mythe et dès lors, True Blood ne peut que décevoir avec son héroïne nunuche, son vampire qu’un pieu dans le cœur peut tuer mais visiblement pas un balais dans le cul et ses rebondissements parfois saisissants (lisez étonnamment gore) même si cousus de fil blanc (les grandes révélations se devinent 3 épisodes à l’avance). Le pire restant bien entendu que malgré quelques idées démentes (le merchandising vampirique, le sang utilisé comme dopant sexuel…), les créatures de la nuit ont toujours l’air de toutes sortir du plus grotesque des clips de Marilyn Manson, comme c’est devenu le cliché dans le cinéma américain…
On dira que ce sont des concessions. Parce que si l’on cherche ce qui plaisait le plus dans Six Feet Under ou American Beauty, on le trouve dans True Blood. Je veux dire, le gentil cuistot homosexuel et compréhensif, sa double vie, elle est tout de même d’un glauquissime grave. Le personnage parfaitement crétin du frangin hillbilly queutard, 12 épisodes plus tard, il fait tout de même vachement plus peur que rire ou pitié. La séquestration du vampire gay dans une cave, ce n’est quand même pas dans Buffy que l’on verrait ça, surtout vu comme ça part en couille. Les séquences de défonce au sang de vampire (mélangé à la coke) donnent plus envie que ne font peser un poids moral, c’est pas non plus si coutumier. J’ajouterais encore que le cul y est vraiment bandant, les cliffhangers aussi hilarants qu’efficaces et je pousserais même à dire que la galerie de seconds rôles tous plus freaks les uns que les autres m’a en fait vachement rappelé Twin Peaks, pas moins.
C’est ça, le truc je pense, avec cette série : c’est du gros foutage de gueule. Autant Six Feet Under était là pour poser des questions et choquer, autant ici, on est là pour se marrer, jouer avec des peurs d’enfants et des grosses ficelles. C’est fait avec intelligence, mais aussi légèreté, voire fainéantise (clair qu’Alan Ball, il est condamné à se surpasser mais est-ce seulement encore possible?)
Je m'enfous! Comme j’ai beaucoup ri, j’applaudis.
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Libellés : Platitudes
