vendredi 27 avril 2007

WEIGHT WATCHER IS WATCHING YOU


Ca, c’est mon double menton vu par Johan De Moor sur base de photos envoyées par e-mail (on ne s’est jamais rencontrés). On publie ensemble dans le prochain Spirou Hebdo (2 mai 2007, n°3603) une « enquête zikmukale » sur le disco ! Avec une masse corporelle me permettant 31 points WW par jour, si je m’applique, je devrais d’ici là avoir perdu 19 millimètres de bajoues. Mais bon…Vandermoortele, McCain, Coca-Cola, Absolut et le Boerenbond veillent au grain !

mercredi 25 avril 2007

VON SUDENFED PRESIDENT

Le rock teenager est mort ! Né en 2001 avec le premier Strokes, mort en 2007 avec le deuxième (et tout pourri) Maximo Park ! Il n’y a plus rien à attendre du genre, on peut passer à autre chose. Et moi, dans ce cas, je dis : soyez hype, kiffez les vieilles casseroles ! Von Südenfed, par exemple, qui n’est autre que cette vieille bique de Mark E. Smith lisant le bottin chez les Mouse On Mars !

« Ce qui compte aujourd’hui, c’est l’énergie ! ». C’est le credo du projet Von Südenfed. Bourrer dans le tas, exploser les dancefloors ! Autant dire que si on a connu les Mouse On Mars assez broute-couilles et perdus sur le chemin allant de midi et quatorze heures, ils s’astreignent ici à l’exercice de style de l’efficacité maximale et… Ca marche. Ca marche même très très grave.

On pense au LCD de Losing My Edge, à des Chemical Brothers underground. On aligne les points forts et on obtient une équation de malades : The Fall + Kraut + Acid + Dancefloor = mouais, Excitation Garantie, on va dire… En tous cas, moi, je suis conquis et déjà fan mais au vu des ingrédients, c’était aussi plié d’avance !!!

(et on dit merci à ph pour le tip !)

mardi 24 avril 2007

LANGUE DE PUTE PARTICIPATIVE

Jérôme Colin arrête Vox et certains trépignent à l’idée que je commente cette info ( ?), de préférence à la Point50. Jérôme Colin arrête Vox mais c’est visiblement pour lancer sur le web un autre concept, probablement basé sur cette idée très à la mode bien qu’assez fumeuse de « journalisme participatif ». Alors, kwé ? Ben, alors, rien.

J’attends de voir, ouais. Vox était à chier mais Vox était aussi pionnier, dans son domaine. Faut le reconnaître, ça. Vendre à Skynet une émission de pop-rock indie, faire financer par un opérateur télécom ce qui n’était jamais qu’un blog amélioré… L’idée était bonne, même si le résultat désastreux. Ce qui tient selon moi uniquement à la personnalité de l’animateur et plus spécifiquement au fait que Colin n’a pas su s’exorciser de son background : il a refait du PureFM, utilisé les mêmes recettes qu’à la radio, n’a pas réussi à trouver un autre ton que celui de métrosexuel simien cocaïné obligatoire sur Station Léonet ! Il ne s’est pas trop foulé, non plus, genre refourguer ses interviews pour Télé-Moustique sur Vox, histoire de proposer du nom qui porte… Selon moi, c’est pas une attitude très très « net », ça, hahaha…

Enfin, soit. On retient l’idée du module vendu à Skynet. Aux vrais petits malins de maintenant s’emparer du concept, le triturer, l’améliorer. Perso, c’est un avenir qui m’intéresse. Ces vieux ringards de l’AJP auront bon hurler à la faillite éthique, si je vends un « produit journalistique fini » à un portail web qui voit ça comme une forme de publicité crédibilisant son image auprès d’une cible déterminée et me laisse carte blanche sur toute la ligne, c’est du total win-win. Et ce n’est jamais que l’évolution logique des encarts pub dans les gazettes. Et c’est toujours moins pourri que de dépendre de subsides politisés et tailler des queues au moment de tendre la patte.

Donc, voilà. Je n’attends rien de Jérôme Colin mais je suis curieux de voir son nouveau joujou. Le voir, sans doute en ricaner et ensuite, espérer que l’idée soit retravaillée par de véritables visionnaires. Encore que le « journalisme participatif », je n’y crois perso pas trop. Selon moi, l’avenir est davantage encore dans le formatage, la fourniture de contenu court, le wizz et le partenariat whiter than white. Allez, les spécialistes de la question, les experts de l'expertise, dites-moi que j’ai tort !

jeudi 19 avril 2007

DE CIRCONSTANCE...

Cassos pour le ouikainde, je vous laisse avec un clip de circonstance signé le trop fort Mozinor. Mon pronostic quant à cette grosse connerie : Sarkozy-Le Pen et l'état d'urgence pour les 6 mois à venir, avec grosses bavures en cadeaux bonux! Hé ouais, c'est pas l'optismisme qui m'étouffe... Cela dit, pour une fois que j'espère complètement l'avoir dans l'os!!!!

BRANTANO A GO-GO

Cela faisait longtemps que je ne vous avais plus parlé de Good Shoes, groupe l’année dernière sans album qui a pourtant selon moi commis le meilleur LP disponible en 2006 (Southern Studio Live, sur le net, illégalement). Depuis, ils ont sorti leur album officiel et ce soir, ils le présentent pour la première fois en Belgique, au Bistrot Chicon du Botanique !


Les gens de Vazy ! , ils annoncent que « possible grand de demain, ce groupe pop aux accents de new wave émerge comme des dizaines d'autres au pays des merveilles de la musique: la way beyond Angleterre. Aller les voir ce soir c'est une chance de pouvoir dire - comme pour le concert des Cure au Plan K en 1979 - "yes, j'y étais". Et de toute façon c'est excellent donc si ces shoes ne marchent pas dans les mêmes empreintes que celles de Robert Smith, ce sera un bon moment... »

Ouaaaaaaaiiiiissssss. Moi aussi, je pressens le futur classique. Think Before You Speak, l’album, d’abord j’aimais pas mais c’est normal. Je connais la plupart de ces chansons depuis plus d’un an, je les ai découvertes dans des versions fragiles. Là, c’est clinquant, conséquent et au début, ça gave un peu, comme quand on change le papier-peint d'une chambre préférée. Le déclic s’est toutefois fait et me revoilà totalement fan : j’écoute à nouveau Good Shoes 3 fois par jour ! Ce qui est dingue, c’est qu’il n’y a rien à jeter sur ce disque, chaque morceau est un single en puissance! Et ça, ça annonce généralement un destin de poids-lourd de feu de dieu. Monster Truck Extravanganza style!

Evidemment, dans notre époque de merde, il ne suffit plus qu’un disque soit bon pour qu’il rencontre son public. Il faut que le label fasse son boulot (hahaha !) envers les journalistes (hohoho!), que les programmateurs radio se retirent la couenne du cul et, surtout, que les Good Shoes prestent sur scène avec plus de niaque qu’un paquet de courges, sous peine d’être vite dévalués au niveau des abominablements banaux The Rakes.

Pour répondre de ce dernier point, rendez-vous à 20h au Bota. Ou demain sur ce blog, pour l’update d’après concert !



UPDATE D'APRES CONCERT :

vendredi 13 avril 2007

NOSTALGIE DES MIRADORS

C’est désormais officiel : je déteste l’AB, cette Ancienne Belgique pourtant jadis chérie qui reste certes l’une des meilleures salles de concerts au monde (ils sont nombreux à le dire, de l’autre côté de la scène) mais se positionne aussi désormais comme un avant-goût de la société sarkozyste avec ses tarifs de boîte gay, son service d’ordre nostalgique des miradors et son public de moutons qui ne penserait même pas à broncher alors qu’on lui grignote non seulement des libertés fondamentales mais qu’on le traite aussi tout simplement désormais comme une vraie merde.


Lorsque les portes se sont ouvertes, t’étais par hasard pas loin, tu devais pisser. T’es entré, tu t’es soulagé au prix plein (40 cents), t’avais dans l’idée de ressortir bouffer et de revenir plus tard pour le concert. Hé ben, non. Tu ne peux pas ! Toute sortie est définitive, te dit-on, y compris quand il n’y a encore rien à voir, pas loin de deux heures avant le début du truc. Bref, si tu préfères malgré tout tes frites au punk-funk, tu pourrais très bien payer 18, 40€ rien que pour avoir le privilège de pisser à l’intérieur d’une AB vide à 19h02 !!!

Dans la grande salle, il y a au moins 50 panneaux rappelant l’interdiction de fumer. Je prends le pari que dans moins de dix ans (peut-être cinq) suivra l’interdiction de se biturer. A l’entrée, il me semble avoir vu une nana obligée de finir sa bouteille de flotte avant de pouvoir continuer son chemin. Par contre, tout le monde prend désormais des photos avec son téléphone portable ou son cybershot alors qu’avant, petits enregistreurs et appareils photos pouvaient très bien être piétinés par la sécurité si repérés.

Je ressens personnellement une très grosse gêne face à cette évolution des choses. Le concert à l’AB n’est définitivement plus considéré comme une fête en soi, une expérience. Ce n’est plus qu’un loisir consommable, quasi chronométré, encadré de façon stricte. En t’interdisant une bouteille de flotte, on te pousse à consommer les merdes surtarifées des différents bars. Reste clean, consommes, obéis. Fais pas trop la fête, montre plutôt comment le moment que t’as vécu était mega-wizz en mobloggant une photo basse résolution via ton téléphone portable. N’attends aucun bouleversement émotionnel, aucune expérience durable : regarde, applaudis et puis dégage avec le dernier tram, car nos équipes doivent nettoyer le sol et après minuit, ces chacals prennent double.

Dans ces conditions propices à l'embrouille, c'était déjà mal barré pour que j'apprécie le concert. Chk Chk Chk pas assez chaotiques, trop propres, pas assez drogués. Quand ils semblaient commencer à se réveiller, c'était quasi fini. Il y avait quand même ce putain de morceau quasi new-beat, deux ou trois chansons avant la fin. Une bombe, une tuerie, un truc de malaaaaaades. Là, j’ai souri, ouais. Le reste du temps, j’avais la mâchoire tellement serrée que j’aurais emporté haut la main le casting de Judge Dredd. Soirée de merde, en fait, tout simplement.

mercredi 11 avril 2007

L'AMI DES STARS, LE CONFIDENT DU GOTHA

Dans le cadre du très prometteur Festival Dissonant, Front 242 joue ce vendredi à Anvers et comme j’interviewais justement hier Patrick Codenys et qu’il a dit plein de choses que je n’arriverai jamais à bourrer dans mon bouquin, devines quoi, Cocotte ? Y a du rab sur mon blog ! Voici donc Patriiiiiick, l’interview fulguro-plato-couillonne:

Front 242, groupe modeste !
Tu sais, faire un concert sold-out à Sao Paulo devant 3500 personnes, c’est vraiment génial ! D’un autre côté, quand tu penses aux millions d’habitants qu’il y a dans cette ville, t’en arrives vite à conclure que proportionnellement, ça revient en fait à jouer devant 250 personnes à Bruxelles !

Front 242, groupe précurseur !
A l’époque de Salman Rushdie, on s’est tout de même demandé ce qui allait se passer avec Funkhadafi, qui est un morceau contenant des samples de chants coraniques. Est-ce qu’on le referait, aujourd’hui ? C’est une bonne question. On en discuterait à 4, comme toujours. Certains préfèreraient peut-être ne pas le sortir mais dans l’absolu, ça devrait malgré tout pouvoir se faire. Le truc, c’est que l’époque est beaucoup plus polémique et qu’avec le net, l’info circule vite extrêmement vite. Tu le vois avec l’affaire des caricatures danoises : d’un côté, on prône la liberté de la presse mais de l’autre, on en appelle à ne pas jeter de l’huile sur le feu. C’est très différent de l’époque où on composé le morceau, où il y avait une grosse part d’inconnu qui permettait les faux pas. En 1984, tu faisais un truc sur Khadafi, tu avais toujours l’excuse d’être un peu con sur les bords et de ne pas savoir ! (rire).

Front 242, groupe enthousiaste !
Ce n’était pas mieux avant ! Quand je vais à Recyclart et au Festival Dissonant, je vois des graves trucs, des kets qui font des machins vraiment bien. La musique électronique donne peut-être l’impression de tourner en rond mais on en est pourtant encore à son âge des cavernes. Le rock, c’est 50 ans ! La musique électronique, c’est 25, tout au plus 30 ! Il y a un futur et on y viendra même probablement assez vite parce que de l’écroulement probable des maisons de disques naîtra forcément quelque chose de neuf. Je te parle, j’entends la sono du bistrot, les conversations aux autres tables, la bagnole qui passe en rue… J’ai toujours aimé cette façon d’aborder la musique où le son fait partie du paysage en tant que tel, sans besoin de notes et d’harmonies. Il reste beaucoup de choses à faire dans ce domaine…

Front 242, dinosaures toujours verts !
On a toujours le kick !!! Parce que cette musique est restée encore toujours un peu… Pas très bien faite, comme ça… Un peu débile. Ca donne du peps. Il y a toujours des morceaux qu’on ne maîtrise pas ou des trucs qu’on se dit aaaaah, on ne va pas jouer ce truc là quand même…

vendredi 6 avril 2007

JUST A BAND...



Allez, hop! On se la repète totale hype : je parie un chicon contre deux tonnes de MDMA antillaise que ceci (Dan Le Sac & Scroobius Pip : Thou Shalt Always Kill) est un tube de la night peup/reuck belche avant les grandes vacances!!! Ca ne fera jamais que 6 mois de retard vu que le single est apparu en Angleterre en janvier mais bon, you're walloon or you're not, hein, Tich... Et puis, anyway mate, c'est le texte le plus percutant sur l'état de la pop contemporaine écrit depuis, heu... au moins ça...

APPEL A L'EQUIPE

Et donc, j’écris un bouquin. Sur l’âge d’or de la musique électronique belge. 1979-1994. Là, je suis en phase préparatoire, je m’informe, je cherche les contacts, je prends les rendez-vous les plus évidents. Je lis des bouquins, je parcours des sites, je me fais comme un schéma dans la tête qui va (pour faire simple) de Telex à CJ Bolland en passant par la new-beat, « les disques décadents », l’EBM... et qu’est-ce que je constate ?

Que c’est une histoire essentiellement flamande et bruxelloise. Ca se passe à Anvers, Gand, Aerschot, Bruxelles, Ostende, Knokke même. Ca se passe dans le Limbourg et à Laeken, à Ixelles... Ca se passe bien un peu à Wavre (Borsalino), Charleroi (à ;Grumh) et Liège (La Chapelle) mais bon… Ca s'est un peu passé à Huy, avec Radio Prague, où l'on retrouve Sergio Taronna, me fait-on savoir. Mais bon...

Tout ça reste anecdotique, on va dire…
Et donc, ma question du jour, c’est :

Souffrirai-je donc d’amnésie crypto-communautaire qui me fait oublier que la Wallonie, c’est Fad Tchantchès et The Human Nanesse, deux groupes qui faisaient déjà de la new-beat en 1956, ou bien les Wallons n’en ont vraiment pas branlé une durant ces 15 années où la production musicale belge était à son top tant artistique que commercial ?

Cela expliquerait pas mal de choses actuelles, soit dit au passage.

J'ai aussi le souvenir que vers 1995-96, "le petit milieu musical wallon" avait fort tendance à considérer toute personne s'intéressant à la techno comme un "homosexuel drogué" et à considérer que ce qui se passait au Fuse n'était qu'une mode passagère, voire de la musique ayant moins d'intérêt que les fulgurances discographiques d'un Keaton, par exemple ;-D

Bref, je ne vous cacherai pas que je crois déjà connaître la réponse à ma question... C'en est, cela dit, une vraie, de question. Pas juste une provocation pascale. Si vous avez de l'info, je vous invite donc avec les courbettes d'usage à faire péter les coms ou m'en causer en "salon privé" sur serge.coosemans@gmail.com

A part ça, joyeux ding-dong, les clochettes...

jeudi 5 avril 2007

PACO RABANNE

Je lis Le Monde. Je lis le blog de Guy Birenbaum. Il y a aussi Jérôme Delvaux sur Gmail qui me chante les louanges de Nicolas Sarkozy depuis 2 jours. Je crois que c’est clair : tout le monde s’excite, c’est la dernière ligne droite vers l’inconnu des présidentielles françaises ! Mi-Paco Rabanne, mi-lecteur assidu de news mais 100% belge (donc détaché), voici mon avis sur le schbinzz… Dans quelques semaines, on en tremble ou on en rigole…



Ségolène Royal : Remember John Kerry ? Segolène, c’est l’équivalent franco-femme. Un flop plus qu’un flip, encore moins un flip-flop vu qu’elle s’entête dans le portenawak. Je la vois bien prendre la branlée du siècle et ce ne sera que très logique : cette gauche-là a au moins 35 ans de retard sur la société et il est temps de leur montrer la direction du cimetière des éléphants. Ses voix, ce ne sera pas la somme des gens ayant voté POUR elle, ce seront principalement des votes CONTRE Sarkozy. Si je me plante et qu’elle gagne malgré tout, attention à bien nettoyer les boîtes à mails : il est en effet à prévoir une avalanche de montages cochons avec plein de fentes et de bouts et ça serait trop con que d'exploser ses comptes pour un bête collage Ségo-suce.com!

François Bayrou : Je serais Français, je voterais Bayrou. Parce que je suis Belge et qu’il me rappelle le pays : c’est le plus consensuel, le plus mou, celui qui boit des coups avec les prolos. C’est sans doute le plus pragmatique, le moins agité du bocal. Il file des tartes aux gamins, il envoie chier TF1, il a ce côté Thiel Uylenspiegel. Il n’en foutra pas une, son programme se contente de changer les virgules de tout ce qui existe déjà mais on s’en fout. Que rien ne va changer, ce n’est nullement révoltant pour quelqu’un qui n’attend strictement rien de l’état, sinon qu’il se branlotte au Stratégo planétaire avec les Yankees et les Arabes sans trop rien exiger du petit peuple. Ce qui est mon cas. A prévoir en cas de victoire : un audimat du feu de Dieu pour la 2 et un Belmondo sur la 1.

Nicolas Sarkozy : Je n’arrive pas à comprendre comment on peut un seul instant considérer Sarkozy comme l’incarnation d’un renouveau républicain, d’une rupture, d’un avenir qui promet… alors que son discours est un discours droitier tout ce qu’il y a de plus traditionnel et réactionnaire : travail, mérite, autorité… Je maudis ces connards qui le caricaturent en facho, en néo-libéral, en démon alors que la seule chose à faire pour exploser le personnage et sa dangereuse politique, c’est l’analyse à froid en place publique : non, il n’est pas facho mais… Non, il n’est pas libéral, bien au contraire et voilà pourquoi son programme économique va vous faire plonger…

Ca doit être un truc karmique, de la pensée magique, un rendez-vous avec le Destin national que pas grand-monde ne bronche avec pertinence. Résultat des courses : Sarkozy va probablement être élu et comme à son habitude historique, la société française va se réformer dans la violence. Plus tard, on se souviendra de lui comme du Petit Roquet qui a mis le feu aux poudres, certainement pas comme du Grand Monsieur qui a tiré son pays vers le haut. A prévoir pour le soir de l’investiture : 6000 voitures brûlées, Vigipirate maximum, François Fillon se prend un gnon au sortir de son bureau.

Jean-Marie Le Pen : Je connais des gens qui vont sans doute voter Le Pen. Ils appellent ça le vote Fight Club. Ils ne sont pas le moins du monde fachos, Le Pen leur sort même complètement du cul. Ils espèrent un scénario-catastrophe, que la machine s’arrête, que le système se bloque. C’est un vote d’espoir, en fait. Il est pour eux clair que Le Pen n’arriverait jamais à former un gouvernement, qu’il serait chassé de l’Elysée et forcé à l’exil, si pas tué. Le Pen ne représente donc aucun danger à leurs yeux. Ils n’attendent de son élection qu’une suite de réactions en chaîne de chutes de têtes de cons et que du bordel généralisé naisse quelque chose de vraiment neuf, de plus solidaire, attentif, humain, fédérateur... C’est très utopique et certaines de ces personnes ont assurément exagéré dans la consommation de Mitsubishi et autres Garfield durant leur belle jeunesse, mais bon... A prévoir en cas de victoire suivie de décapitation rapide : Manu Chao et Renaud tout le temps, partout, jusqu'à ce qu'on les décapite, eux aussi...

mardi 3 avril 2007

LA BIBLE DU CLUBBING

Malgré son titre potache, quand on s’intéresse aux musiques électroniques, aux discothèques, aux raves…. C’est rien de moins que LA BIBLE ! LA BIBLE, ouais, que ce Last Night A DJ Saved My Life signé Bill Brewster et Frank Broughton. C’est bien simple, ça raconte TOUT ! Cela avec une précision maniaque, une exhaustivité monstrueuse.

Sorti une première fois en 2000, les auteurs ont l’an dernier -pour l’édition de poche- rajouté une centaine de pages à cette brique qui pouvait pourtant déjà raisonnablement casser un orteil en tombant dessus. Quand je dis que ça raconte tout, je n’exagère pas : cette histoire du dee-jaying débute en 1906, raconte en détail la montée en puissance des radios et des maisons de disques (qui se livraient une guerre totale dans les années 1920/30) et se termine au dernier chapitre en date, à savoir le mec qui se radine en soirée avec son Mac ou ses D.A.T. et fait semblant de suer sa race alors qu’il a tout préparé chez lui en pantoufles.

Le truc dingue avec ce livre, c’est qu’il ne se contente pas d’explorer en détail le côté américain de l’histoire DJ. On y parle certes disco et hip-hop, house de Chicago et techno de Detroit mais il y a aussi des chapitres ultra-documentés sur le reggae et le dub jamaïcains, le gabber hollandais, la trance allemande, la new-beat belge, l’acid et la northern soul anglaises… C’est purement hallucinant, d’autant qu’ils ne se gourrent même pas dans les noms, ni les références (il y a quelques milliers de morceaux cités et repris en play-lists !) alors qu'ils survolent pourtant des genres aux histoires parfois aussi obscures que largement ignorées ou fantasmées par la presse.

Bref, vraiment, il n’y a pas d’autres mots, c'est : LA BIBLE !
Ces mecs ont même tellement boulonné qu’ils ont assurément gagné le droit d’être réincarnés en strings brésiliens pour un bon millier d'années !